RMC / BFMtv : « Jeux à gratter, gagner une grosse somme va marquer le cerveau d’un ado »

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Dans un rapport publié ce mercredi, la Cour des comptes pointe du doigt doigt le manque de contrôle dans la vente de jeux de hasard et d’argent aux personnes en situation d’addiction mais surtout aux mineurs.

Près d’un tiers des jeunes de 15-17 ans a déjà joué à un jeu d’argent révèle un rapport de la Cour des comptes paru ce mercredi. Et 1 jeune sur 4 joue chaque semaine, dépensant en moyenne 8 euros. La vente de ces jeux aux mineurs est pourtant interdite.

Mais les buralistes ferment souvent les yeux face à ces jeunes clients. Laura, 17 ans, affirme n’avoir jamais eu aucun mal à acheter un jeu à gratter: « Ca m’arrive de temps en temps avec des amis, sur un petit coup de tête, on va au tabac et on prend un jeu à gratter pour le plaisir. On ne m’a jamais rien demandé, je demande un jeu et on me le donne sans contrôle ».

« Compliqué de voir l’âge à la tête d’une personne »

Et les buralistes ne le nient pas. Jonathan tient trois établissements à Paris et avoue ne pas être très regardant: « C’est un peu compliqué de voir l’âge, à la tête d’une personne. Ça m’est déjà arrivé de dire à quelqu’un de se mettre dans un coin, de me passer la grille discrètement et je la fais ».

Pour William Lowenstein, président de SOS Addictions, ce rapport est inquiétant: « Gagner 1.000 euros pour un jeune de 15 ans c’est une somme immense. Ca va être une décharge d’adrénaline, de dopamine qui va marquer le cerveau de cet ado. Plus un jeu est précoce, plus le risque de dépendance est élevé et plus les dommages seront élevés ».

11% des jeunes joueurs présentent un profil à risque, deux fois plus que chez les adultes.

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